La merveilleuse histoire de la Bible

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La merveilleuse histoire de la Bible.

 

La Bible : une bibliothèque de 66 livres, inspirés et rassemblés sur une période de 1500 ans, et donc  écrits par des hommes qui  le plus souvent ne se connaissaient pas ! Recopiée patiemment sur des tablettes d’argile, puis sur des papyrus, ensuite sur des parchemins, et enfin sur du papier, elle traverse les siècles de persécution et nous parvient, intacte et plus actuelle que jamais; car les différents livres prophétiques annoncent des événements  identiques, qui se sont fidèlement accomplis ou qui  se déroulent aujourd’hui sous nos yeux, à nous qui sommes parvenus à la fin des temps. Dieu a veillé sur Sa Parole, qui est vivante et éternelle, « elle ne passera pas que tout ne soit accompli à la lettre », a dit le Christ-Jésus. (Évangile de Matthieu 5:18)

Les découvertes archéologiques confirment l’authenticité de la Bible, et plus la science progresse, plus nous nous émerveillons de la sagesse infinie de son Auteur, dans l’infiniment grand comme dans l’infiniment petit. Voltaire, considérant l’univers disait : « Cette horloge a bien un horloger ! »

Si  le hasard existait, Il se nommerait alors le « Dieu Tout Puissant » que nous devons adorer, ce Dieu qui nous a laissé deux grandes signatures : les merveilles de la création, et sa Sainte Parole, la Bible !

 
 
 
 

L’écriture au cours des siècles

On sait aujourd’hui que les hommes utilisent l’écriture depuis plus de 5000 ans, donc bien avant l’époque où Moïse reçut la Torah sur le Mont Sinaï. En effet, des fouilles archéologiques effectuées en Mésopotamie à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, ont mis au jour des milliers de tablettes d’argile, vieilles de 4000 ans, recouvertes de signes cunéiformes qui mentionnent des récits de guerre, des textes de lois, des contrats de vente… Puis d’autres milliers de tablettes, qui datent de l’époque d’Abraham, racontent la vie que l’on menait alors, telle que nous la lisons dans le Pentateuque (Les cinq livres de la Torah de Moïse). Elles mentionnent aussi des grands personnages bibliques.

Les récits bibliques de l’époque de Noé, Abraham ou Jacob furent sans-doute écrits en hiéroglyphes sur des tablettes d’argile, puisque le papyrus n’est fabriqué que depuis 3000 ans avant Jésus-Christ. Ce n’est que 170 ans environ avant J-C, en Asie Mineure,  que le parchemin est découvert. Les rouleaux de cuir qui servent ainsi de support d’écriture se conservent bien mieux que les rouleaux de papyrus.  Puis au début de notre ère apparait le codex, qui relie les feuilles de papyrus ou les parchemins en un livre. Le papier, lui, ne sera utilisé vraiment que vers l’an 800 de notre ère.

Quant à l’écriture elle-même, les pictogrammes ou images qui nécessitaient des milliers de signes font  place petit à petit à l’écriture syllabique, qui se résume à la connaissance de quelques centaines de signes. Puis environ 1400 ans avant J-C, l’alphabet cunéiforme apparaît sur la côte orientale de la Méditerranée et vient simplifier considérablement l’apprentissage de l’écriture et de la lecture :  Il se compose de 20 à 30 lettres, correspondant à des sons au lieu des syllabes, mais sans les voyelles. L’alphabet grec dont notre abécédaire tire son origine sera adapté aux sons de la langue grecque 1000 ans après J-C.

 
 
 
 

Les textes anciens

A ce jour les textes originaux de la Bible, s’ils existent, n’ont pas été retrouvés, mais ils ont été scrupuleusement recopiés à la main au cours des âges par des scribes. Comment le sait-on ?

Le plus ancien manuscrit complet de l’Ancien Testament, le Codex Leningradensis est daté de 1008 ans après J-C. En 1890, et de nombreux fragments sont découverts dans une synagogue du Caire, datant du 6ème au 7ème siècle. En 1902 toujours en Egypte, le fragment de papyrus Nash, du 1er ou 2ème siècle, contient les 10 commandements et des versets de Deutéronome. En 1844, le Codex Sinaïticus est découvert  au monastère Sainte Catherine; il s’agit d’une traduction en grec de l’Ancien Testament qui date du 4ème  siècle et contient presque toute la Bible, comme le Codex Alexandrinus du 5ème siècle, et le Codex Vaticanus du 4ème siècle.

– Concernant le Nouveau testament, ce n’est qu’au 20ème siècle seulement que l’on découvre la plupart des 85 portions sur papyrus datant du début du 2ème au 8ème siècle. Le plus ancien est daté de l’an 125 en Egypte, (le P52). Il contient des parties de l’Evangile de Jean, et vient réfuter les critiques qui disaient que cet Evangile datait de l’an 170 à 200 après J-C, et qu’il ne pouvait donc pas avoir été écrit par Jean lui-même, qui d’ailleurs, comme « par hasard », prend soin de nous le préciser au verset 24 du chapitre 21!

Il existe également  274 parchemins réalisés entre le 4ème et le 10ème siècle, certains contenant les plus anciennes Bibles au monde presque complètes, en grec, ainsi que des milliers de manuscrits en lettres cursives, plus récents (9ème au 15ème siècle)

L’abondance des manuscrits, les milliers de traductions d’après les écrits originaux, lorsque la foi chrétienne s’est propagée rapidement en Asie et en Europe, les autres milliers de citations des Pères de l’Eglise, les nombreux textes bibliques retrouvés sur des gravures et des poteries, ont permis de vérifier, de comparer les écrits, et de confirmer la fiabilité  et la véracité du message de Dieu dans le Nouveau Testament.

– Quant à l’Ancien Testament, c’est l’extraordinaire découverte des manuscrits de la Mer Morte par un jeune bédouin en 1947, qui a permis de confronter ces textes, les plus anciens à ce jour, avec ceux que l’on possédait alors. Les Esséniens, habitants de cette région, avaient certainement caché à l’intérieur de la grotte les précieux rouleaux, dans de grandes jarres, à l’approche des Romains vers l’an 70, et personne n’était revenu les chercher. Presque 1900 plus tard le Seigneur a permis qu’ils soient découverts « par hasard » !

Parmi ces textes se trouve un fragment d’un livre de Samuel datant du 3ème siècle avant Jésus,   mais surtout le plus ancien manuscrit hébreu complet d’un livre biblique : le rouleau d’Esaïe, écrit avec soin en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues bout à bout, ce qui donne une longueur de 7 mètres 30 ! Il date du 2ème siècle avant Jésus.

Cette découverte des manuscrits de la Mer Morte est capitale car elle a permis d’identifier des passages de tous les livres de l’Ancien Testament, excepté celui d’Esther. Tous correspondent mot à mot avec les textes de nos Bibles aujourd’hui , tout comme ceux que le Seigneur pouvait lire avec ses disciples !

La Bible est le livre de l’antiquité le mieux conservé et pour lequel on possède le plus grand nombre de preuves de fiabilité absolue !

« Les tables de la Loi que Moïse reçut sur la montagne étaient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture était celle de Dieu, gravée sur les tables » (Exode 32:16). Dieu a aussi donné des règles précises pour sa transmission, son interprétation, sa lecture orale. C’est toute une autre étude…

 
 
 
 

Les traductions et l’expansion du livre divin

L’hébreu, langue de l’A.T. et le grec, celle du N.T., sont des langues très riches, lues et étudiées aujourd’hui encore. L’Ancien Testament fut d’abord traduit en grec pour les juifs de l’antiquité et pour que tous les peuples y aient accès : c’est la Version des Septante. Puis le latin étant devenu la langue universelle, une nouvelle version est traduite au début du 5ème siècle par Jérôme, Père de l’Eglise,  c’est La Vulgate.

Au Moyen-âge, de nombreux serviteurs de Dieu ressentent le besoin d’en rendre la lecture accessible au plus grand nombre et s’attellent au travail considérable de traduction dans les langues populaires. Mais ils rencontrent beaucoup d’opposition et certains sont même suppliciés. Au 14ème siècle une première Bible complète parait, traduite en anglais par John Wycliffe et ses amis.

Jusqu’ici toutes ces Bibles ne sont que des versions de versions, à partir de la Vulgate. Mais au 15ème siècle d’autres traductions apparaissent, corrigées à partir des textes originaux, en grec pour le Nouveau Testament. Les scribes juifs, eux, avaient fidèlement retransmis le texte hébreu, ne reconnaissant valables que les seules  copies parfaitement conformes à l’original.

Dans le même temps, en 1448, Gutenberg met au point l’imprimerie; il faudra deux années entières pour terminer une première impression de la Bible ! (Pour donner une idée de ce travail fantastique : il fallait environ 2500 lettres pour imprimer une page de la Bible à 42 lignes, et cela prenait une journée ; L’ouvrage complet comportait deux tomes, soit 1282 pages; Gutenberg conçut 290 caractères différents, et une réserve de 48000 lettres était nécessaire en permanence) Les titres, la première lettre de chaque chapitre, et les enjolivures, étaient peints ou réalisées à la main. Chaque Bible est une oeuvre d’art.

La Bible Vulgate en latin est le premier livre au monde à être imprimé en série !

Le retour aux sources dont nous avons parlé plus haut, et parallèlement l’imprimerie qui progresse rapidement en Europe, vont permettre de répandre largement la Parole de Dieu. Partout la soif spirituelle est grande, et le chemin pour la Réforme est préparé. En Allemagne c’est le moine érudit Luther qui, découvrant le salut par grâce, va dénoncer avec force les hérésies catholiques. Il est jugé mais, caché par ses amis, il va profiter de sa réclusion pour traduire la Bible à partir des textes hébreu et grec. La Bible de Luther sort en 1534, et il y aura 100 000 exemplaires imprimés en quarante ans ! Elle est encore éditée de nos jours. D’autres traductions ont eu une place privilégiée, jusqu’à la découverte des manuscrits de la Mer Morte, qui ont donné lieu à d’autre corrections; il s’agit en 1538 de la Bible de Tyndale, qui meurt supplicié pour avoir voulu répandre les Saintes Écritures à tout le peuple anglais,  et de la bible d’Olivétan en français, en 1535, au milieu de la persécution et grâce au soutien  des Vaudois. Olivétan sera lui aussi victime de l’Inquisition.

A partir de 1850 d’autres versions voient le jour, dont la plupart sont révisées ou  utilisées aujourd’hui : La version Segond en 1880, la version Darby en 1885, la version du rabbin Zadok Kahn (A.T.) en 1906, la traduction oecuménique en 1975, la Bible à la Colombe en 1978…

Mais avant cela, suite à la période de la Réforme au 16ème et 17ème siècle, cent ans de persécution ont sévi contre les protestants, les principaux lecteurs de la Bible, si bien que les exemplaires de la Bible subsistants  sont  devenus rares.  Dès le début du 18ème siècle en Allemagne, et surtout pendant les derniers  grands siècles de La Mission,  de grandes  Sociétés Bibliques sont  fondées un peu partout en Europe, répondant aux immenses besoins des populations, et cela jusqu’à nos jours . Toutes ont pour objet principal la traduction, l’édition et la diffusion des Saintes Ecritures.

(Nous nous sommes aidés pour certaines précisions de la brochure : « L’histoire merveilleuse de la transmission de la Bible » édité par Bibles et Publications Chrétiennes)

 
 
 
 

Un livre unique !

Voici des faits qui devraient faire réfléchir le sceptique, l’indifférent, ou ceux « qui se disent athées » :

La Bible est le livre le plus imprimé au monde : plus de deux milliards d’exemplaires depuis l’invention de Gutenberg. Elle est aussi  le plus traduit : en plus de deux mille langues, pour la Bible entière ou bien pour des portions de celle-ci,  à l’heure actuelle.

Pourtant, la Bible est également depuis toujours le livre le plus combattu. Des milliers sont morts pour l’avoir aimée, enseignée et propagée . Des rois et des empereurs, des chefs religieux et politiques, des athées, des philosophes, des scientifiques, se sont violemment acharnés à la détruire. Ses anciens détracteurs sont morts, elle demeure, plus répandue que jamais, confondant les menteurs et les moqueurs.

Quel est donc ce livre extraordinaire, conservé et transmis au cours des âges d’une manière si miraculeuse ?

Voici que l’on y trouve plus de 3800 fois cette déclaration : « Ainsi dit l’Eternel ! »

« Je veille sur ma Parole pour l’exécuter » dit le Seigneur dans le livre de Jérémie 1:12

Jésus-Christ a dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Ev. de Luc 21:33)

« Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole vivante et permanente de Dieu; car toute chair est comme l’herbe… l’herbe sèche et la fleur tombe, mais la parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pierre 1:23-25)

 
 
 
 

Mise en garde

Il n’existe qu’une Bible, une seule Parole de Dieu, bien qu’il y ait des versions qui diffèrent à cause du grand nombre de traducteurs, et cela en de nombreuses langues. Il est vrai que les traducteurs catholiques ont ajouté à l’Ancien Testament « les livres apocryphes » que les rabbins n’ont pas reconnus comme étant la Parole de Dieu. Les traducteurs de la « Traduction du Monde Nouveau » quant à eux, ont déformé des passages pour appuyer certaines doctrines personnelles.  Hormis cela, les différences portent surtout sur le choix des mots, qui reste très important, mais qui n’altère pas le sens du texte. Il est d’ailleurs recommandé d’avoir recours à plusieurs traductions fidèles pour une étude approfondie.

Il est cependant de notre devoir de noter ici que beaucoup de versions paraissent depuis la fin du 20ème siècle, mettant de côté nos vieilles Bibles traduites à partir des textes originaux. La plupart présentent des rajouts et des omissions volontaires. Il en est une, « The Message »,  que son auteur a paraphrasée  dans le langage de la rue pour que ses auditeurs soient davantage intéressés par ses sermons ! Or, c’est elle qui remplace la vraie Parole du Seigneur dans beaucoup d’églises anglophones ! On trouve aussi des  Bibles imagées, de vulgaires bandes dessinées que l’on présente aux enfants comme étant la Parole de Dieu. Pourtant Dieu condamne sévèrement toutes ces choses.

Un exemple  criant parmi d’autres : la célèbre série Manga, pourtant perverse, abjecte même, agressive, mélangée de sorcellerie et de paroles de l’Évangile, sert maintenant de support aux textes bibliques ! Ou bien tout dernièrement encore, une publicité vient de paraître pour vanter non pas la Sainte Bible, mais « la Bible Magazine Illustrée » !

 
 

Comment en-est-on arrivé là !? On peut se demander ce que le Seigneur Jésus ferait aujourd’hui, entrant dans une église, et regardant les étalages de nos bibliothèques « chrétiennes »…

Alors que la Parole de Dieu est le seul espoir, la seule réponse aux besoins  spirituels, affectifs et physiques de notre pauvre humanité malade, la véritable foi en cette Parole vivante est en train de s’éteindre au sein même des églises. La Bible ne semble plus suffisante, il faut l’adapter « au siècle présent », elle est  donc souvent falsifiée, « psychologisée », misérablement rabaissée à la pensée de l’homme moderne, présentée pour divertir… Pourtant le Seigneur autrefois ne supportait pas de feu étranger, et la main de l’homme ne devait pas tailler les pierres de l’autel. « l’Eternel ne change pas, il n’y a en Lui aucune ombre de variation »…

Ne devons-nous pas revenir à la source, à « la pureté et à la simplicité de l’Évangile » (  2 Cor. 11:3), « rechercher les anciens sentiers et y marcher » (Jer. 6:16). Lorsque l’on considère le prix payé au cours des siècles par tant de nos prédécesseurs dans la foi , quelquefois seulement pour posséder quelques précieux versets recopiés en secret… Si l’on considère aussi  l’énorme  somme de travail pour que cette Parole sacrée nous parvienne, intacte, nous ne pouvons pas en faire ce que bon nous semble, ni supporter aucune atteinte à son égard. Il nous serait sans-doute profitable de relire quelques anciennes biographies d’hommes de Dieu, car il nous est dit d’examiner leur fin et de les imiter. Mais avant tout souvenons-nous que le Christ-Jésus, le Fils de Dieu est cette Parole faite chair…

 
 
 

« Au  commencement était la Parole, et la Parole était Dieu… Tout a été fait par elle… En elle était la vie, et la vie était la lumière du monde… La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité.. personne n’a jamais vu Dieu; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, Lui, l’a fait connaitre. » (Evangile de Jean 1)


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