Les droits bibliques et historiques d’Israël

Les droits bibliques et historiques d’Israël Partager Commenter
Les droits bibliques et historiques d’Israël.

 

Nous abordons ici un sujet délicat, puisqu’il s’agit de la question de la légitimité de l’Etat d’Israël, tant décriée de par le monde, et pour cause ! « Grâce » à la propagande anti-israélienne dont les grands médias occidentaux se font l’écho sur pratiquement toutes nos chaînes d’informations, les rumeurs font leur chemin et finissent par devenir à la longue des faits historiques difficiles à contester.

 
 

Dans quelles circonstances l'Etat d'Israël vit-il le jour ?

Dans quelles circonstances l’Etat d’Israël vit-il le jour ?

La région que l’on appelle Palestine, depuis que les juifs en ont été chassés par les Babyloniens en 586 avant J.C, puis par les Romains après l’an 70 de notre ère, n’a jamais été qu’une province insignifiante pour les différents empires qui se sont succédés au Moyen-Orient. Lorsque les premiers juifs de la diaspora reviennent vers la fin du 19ème siècle, ils trouvent une terre désertique, infestée de malaria, qu’ils se mettent à défricher et à cultiver, au prix de très grandes souffrances, et de nombreuses pertes humaines. Mais peu à peu « le désert refleurit », des milliers de juifs pionniers arrivent, des villages agricoles surgissent, provoquant l’hostilité et la convoitise de leurs voisins.

C’est sous le Mandat Britannique à la fin de la première guerre mondiale qu’ un Foyer national Juif leur est accordé, mais ils devront organiser leur propre défense face aux attaques continues des tribus arabes que les Anglais attirent dans le pays pour entretenir le conflit et empêcher la création d’un Etat juif. Parallèlement et en dépit de la Déclaration Balfour, les Anglais font tout pour limiter voire interdire l’arrivée de nouveaux immigrants juifs. Pendant la deuxième guerre mondiale, ils iront jusqu’à rejeter à la mer et interner sur une île lointaine un millier de jeunes juifs qui fuient le génocide hitlérien, et plus tard ils refuseront les survivants des camps de la mort dont personne ne voulait ! Des bateaux surchargés de malheureux cherchant un asile furent volontairement repoussés et abandonnés en haute mer ou même torpillés, comme ce fut le cas du Struma au large des côtes turques. (Toute cette époque est évoquée  avec détails dans le livre de J.M Thobois  « Je ne veux pas que vous ignoriez ce mystère »)

Nous sommes en 1945, le monde découvre l’horreur de la shoah. A l’Occident les autorités ne sont pas intervenues pour arrêter le massacre de millions de juifs qui auraient pu être sauvés. En Palestine, devenue ingouvernable, les Anglais sont exaspérés face à la résistance juive qui ne voit aucun assouplissement du « Livre Blanc » (Souvenons-nous qu’en 1939 la Grande Bretagne avait publié ce traité qui mettait fin à l’achat de nouvelles terres et à l’immigration juive, et donc à tout espoir de refuge pour les juifs pris au piège en Europe) La perspective d’un Etat Juif devient évidente; les Arabes vivant en Palestine, soutenus par les Anglais et les pays voisins s’opposent farouchement à cette idée, et les conflits sanglants se multiplient.

Entre-temps se déroule le drame de l’Exodus et des bateaux forceurs de blocus. La Grande Bretagne n’est plus maître de la situation et déclare qu’elle abandonnera son mandat sur la Palestine le 15 mai 1945. Saisie de l’affaire,  l’ONU propose le partage du pays en un Etat juif et un Etat arabe. Les Arabes refusent.

 

En novembre 1947 la résolution 181 est votée à l’ONU, et acceptée, à courte majorité. Cette résolution n’a pas créé d’Etat (Toute résolution de l’ONU est une recommandation qui ne s’applique que si les parties en conflit sont d’accord) Les Arabes avaient le droit de la refuser mais pas celui d’entamer une guerre en pensant récupérer le territoire destiné aux juifs. (Il faut savoir qu’un premier partage de la Palestine par les Anglais en 1918 avait attribué aux Arabes l’Emirat de Transjordanie, en 1921, soit 80% du territoire! pris sur le territoire confié par la SDN aux britanniques pour établir un foyer juif en Palestine)

Les Arabes ayant perdu la guerre, un Etat Juif pourra  désormais légalement voir le jour, après 2000 ans d’interruption sur la scène internationale !

Côté Arabe la réaction est immédiate : le délégué irakien déclare au nom des pays arabes que ceux-ci s’opposeront à cette solution « dès maintenant et à n’importe quel moment dans le futur, et par la force s’il le faut ».

La guerre éclate aussitôt. La loi du Livre Blanc est toujours en vigueur, les Anglais commencent à se retirer, laissant aux Arabes les armes  et les munitions. Ils bloquent l’arrivée des bateaux d’immigrants qui amènent aussi de l’aide et des armes achetées de toute urgence aux divers pays d’Europe. Six cent mille Juifs, dont  certains sont tatoués  d’un numéro de camp allemand, armés de tout ce qu’ils peuvent trouver, font face à la menace de millions d’Arabes équipés d’armes modernes !

 

C’est dans ce terrible contexte que le 14 mai 1948 David Ben Gourion, ignorant les pressions internationales, proclame la naissance de l’Etat d’Israël ! La cérémonie aura lieu le 15 mai 1948 , jour où prend fin le Mandat britannique. (Le texte de la déclaration d’indépendance lue par D. Ben Gourion est rapporté au bas de l’article)

Les journalistes du monde entier sont là, toutes les chambres d’ hôtels sont retenues pour trois jours : trois jours, c’est le temps de survie que toutes les chancelleries du monde accordent à Israël ! Car ce même jour sept Etats arabes attaquent le jeune Etat d’Israël dans le but clairement avoué de le rayer de la carte.

Le grand Mufti de Jérusalem, Amin El Husseini, appelle les non-juifs habitant le pays à se réfugier dans les pays voisins, le temps que les troupes de l’Islam fassent des juifs « un massacre dont on se souviendra comme ceux des Huns ou des Croisés ». Mais le miracle se produit : contre toute attente les Israéliens repoussent les armées arabes sur tous les fronts.  Ici commence le douloureux problème des réfugiés, qui  ne reviendront pas, contrairement à la promesse de leurs frères arabes de les réinstaller sur le territoire reconquis. Ils seront parqués dans des camps à la frontière israélienne, dans des conditions de vie abominables et  formeront ce que les nations appellent le « peuple palestinien ».

Seule la Jordanie, qui avait été attribuée aux Arabes lors du premier partage de la Palestine en 1918,  donnera à ceux qui s’étaient réfugiés  chez elle la citoyenneté jordanienne : aujourd’hui  70% de sa population sont originaires de la rive Ouest du Jourdain, et font de ce pays un vrai Etat palestinien.

Depuis, les dirigeants arabes accusent Israël de ne pas réintégrer ceux que l’on appelle toujours « des réfugiés », trois ou quatre générations après, majoritairement arabes originaires de l’Egypte, de la Syrie, du Liban, d’Irak, de Transjordanie ou d’ailleurs…, venus principalement au début du XXème siècle lorsque le « désert refleurissait », en même temps que les pionniers sionistes,  et qu’aucun pays arabe ne veut prendre en charge pour simple raison politique, malgré des ressources illimitées.  Alors que de son côté, Israël essaye d’intégrer près d’un million de juifs fuyant les pays arabes. Mais le conflit semble être volontairement entretenu pour condamner et éliminer Israël de la carte du Moyen-Orient…

 
 

C’est ainsi que depuis 1948 le pays  d’Israël n’a pas connu une seule année de paix véritable, et actuellement, c’est une guerre contre la falsification, la désinformation et le mensonge qu’il doit aussi mener. Il faut savoir que la quasi totalité des informations qui nous parviennent sont malhonnêtement tronquées. Les interventions de l’armée israélienne sont systématiquement condamnées et provoquent un peu partout des manifestations. Elles nous sont rapportées sans qu’il soit précisé la plupart du temps  qu’il s’agit d’attaques défensives, de ripostes ciblées, alors que des centaines de missiles et roquettes  venant de Gaza frappent aveuglément la population israélienne depuis des années (plus de mille depuis 2009), ou bien qu’il s’agit de mesures préventives contre l’horreur des attentats terroristes devenus monnaie courante.Ce que ferait n’importe quel autre pays au monde sans que personne n’y trouve à redire…

Notons que le massacre des milliers d’innocents en Syrie par leur propre gouvernement ne donne pas lieu à beaucoup de manifestations dans le monde, non plus que les tortures et les nombreuses pendaisons publiques en Iran, ou encore les exactions russes en Tchétchénie ou ailleurs…

 
 

Israël rendu responsable de la misère des habitants de Gaza ?

Israël rendu responsable de la misère des habitants de Gaza ?

On ne nous dit pas que des enfants palestiniens sont soignés dans les hôpitaux israéliens (dont la petite fille du chef du Hamas en novembre 2013), des blessés syriens également (Quel pays « remettrait sur pied » ses ennemis potentiels ?) On ne sait pas non plus que des centaines de camions de ravitaillement franchissent chaque semaine la frontière vers Gaza, que les prisonniers ont la possibilité d’étudier et de passer des diplômes en prison, que les arabes israéliens sont de plus en plus nombreux à vouloir s’intégrer pleinement dans la société israélienne, seule démocratie au Moyen-Orient… Sait-on aussi que les subventions les plus énormes de la terre sont versées régulièrement pour la bande de Gaza; mais les habitants de cette région sont malheureusement otages de leaders (Fatah et Hamas) qui se vouent une haine cruelle, engendrant terreur et corruption,  et dont les intentions avouées des deux côtés sont d’éradiquer Israël de la carte du monde; otages d’un gouvernement qui s’emploie à former dès l’école maternelle des « tueurs de juifs » au lieu d’améliorer le niveau de vie de la population, et qui n’hésite pas non plus à les sacrifier, se servant d’eux comme boucliers humains lors des attaques de l’armée d’Israël contre des terroristes ou des caches d’armes… Ces faits sont vérifiables par  tous.

Il y aurait beaucoup à dire sur la désinformation  bien-sûr,  mais le but de cet article n’est pas là, non plus que d’aborder le débat politique, bien qu’il soit légitime de s’interroger sur l’énorme problème que pose l’existence du tout petit Etat israélien. Une terre minuscule, qui accueille et réussit à intégrer miraculeusement en quelques décennies des millions de juifs arrivant de toutes les nations,  après 20 siècles de terribles persécutions, et avec tous les problèmes culturels et sociaux que cela représente ! Territoire pourtant réclamé comme seule solution au problème palestinien. Sur la carte du monde, c’est un bout de terre à peine visible, au milieu des immenses contrées voisines qui ne veulent rien partager avec leurs frères de la bande de Gaza…


 
 

Face à cet incompréhensible problème qui semble exclure toute solution humaine, notre but est simplement de rappeler quelques faits historiques  souvent ignorés de beaucoup.

Les événements pouvant faire référence à l’hostilité arabe ne sont aucunement rapportés ici par esprit raciste, mais seulement à cause du contexte historique. Car au contraire, nous croyons que Dieu a manifesté son plan de salut pour tous les hommes sans exception de race ni de couleur. La Bible dit : « En vérité, Dieu ne fait acception de personne, mais en toute nation, celui qui le craint et qui pratique la justice Lui est agréable » (Actes 10:34-35)

La Bible dit aussi qu’une promesse particulière a été faite à Abraham concernant la descendance d’Ismaël, père des Arabes, presque 1900 ans avant la naissance de Jésus-Christ : « A l’égard d’Ismaël, je t’ai entendu; je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’extrême; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. Mais en ce qui concerne mon alliance, je l’établirai avec Isaac que Sara (90 ans) te donnera à cette époque-ci de l’année prochaine » (Génèse 17:20-21)

C’est le choix de Dieu. « Je suis l’Eternel… Moi l’Eternel, je fais toutes choses… que la terre s’ouvre pour que, tout ensemble, le salut y fructifie, et que la justice germe ! Moi l’Eternel J’en Suis le Créateur. Malheur à qui conteste avec Celui qui l’a façonné ! Vase parmi les vases de la terre ! L’argile dit-elle à Celui qui la façonne : que fais-tu ? Ton œuvre ne vaut rien ? » (Esaïe 45:6-9)

 
 

Israël voleur des terres arabes ?

Israël voleur des terres arabes ?

Voici par exemple ce qu’on peut lire dans le New York Times du 16 mai 2011 : « La Palestine sera en mesure de négocier la reconnaissance de son statut à l’ONU dont le territoire est occupé militairement par un autre Etat » (M Abbas) On peut donc penser qu’un Etat palestinien existait à Gaza et que les juifs sont arrivés comme colonisateurs en s’emparant des terres arabes.

Qu’en est-il ? Car depuis 1878 il existe une carte des nombreuses localités juives achetées et établies en Palestine entre 1870 et 1914. Soulignons que l’on qualifie de « colonies » les communautés juives de Judée et de Samarie (!) que la Bible et les archives historiques déclarent être peuplées de juifs depuis 3500 ans ! Mais l’on passe sous silence l’expansion coloniale arabe par la force au Moyen Orient et tout autour de la Méditerranée, depuis que la foi musulmane s’est développée, à partir de l’an 634 de notre ère seulement… De plus, notons que les juifs revenant de l’exil dès la fin du XIX ème siècle ont acheté leurs terres à prix d’argent …


Voici donc quelque événements et dates à retenir :

Voici donc quelque événements et dates à retenir :

(L’histoire du peuple d’Israël à l’époque biblique quant à elle est résumée dans l’article « De la source à nos jours »)

-Après la prise de Jérusalem par les romains en l’an 70 de notre ère, les survivants privés de patrie se dispersent parmi toutes les nations. Cependant il y a toujours  dans le pays une minorité de juifs qui ne perdent pas tout espoir de retour et de reconstruction du Temple, et partout dans les lieux du long exil, les juifs n’ont jamais cessé répéter : « l’an prochain à Jérusalem ! »

-Jérusalem devient donc une ville romaine dont les juifs sont bannis. Puis en 340 l’Empereur Constantin devenu Chrétien fait de la région que l’on appelle Palestine une terre sainte pour le christianisme et les juifs en sont de nouveau bannis, après avoir bénéficié d’un temps  de liberté, pendant lequel de nombreux petits centres spirituels se sont formés en province, dans la Judée et la Galilée. En Europe, l’antisémitisme bat son plein, alimenté par le clergé qui craint l’influence de la culture juive sur les populations, qui les ont pourtant accueillis avec sympathie. Des rumeurs folles naissent : accusation de crimes rituels, de profanations d’hosties, d’empoisonnement des puits…

-Entre temps, Perses et Byzantins se disputent la Palestine qui tombe sous la domination Byzantine en 395. En 614 c’est l’invasion Perse. En 636, c’est le début de l’occupation arabe;  une mosquée en bois est aussitôt construite sur l’emplacement du Temple. Puis les Croisés s’emparent de Jérusalem en 1099. Ils sont vaincus à leur tour par les Mamelouks égyptiens en 1250. La Palestine devient province égyptienne jusqu’à la conquête des Turcs qui s’y maintiendront 400 ans, de 1517 à 1917.

Durant toute la période où Israël cessa d’être gouverné par des juifs, il n’y eut jamais d’identité politique propre pour ce pays ! Aucun de tous ses occupants ne s’est attaché  à cette région de la Palestine, personne ne la reconnaissant comme sa patrie, et Jérusalem ne fut donc jamais revendiquée comme  capitale. Les grands empires qui se sont succédés (Babylonien, Grec, Romain, Arabe, Turc, Anglais) ont tous disparu depuis longtemps, tandis qu’Israël renaît après le plus long exil de l’histoire et retrouve même sa langue, l’hébreu, dans laquelle nous furent transmises les Saintes Ecritures vieilles de plus de 4000 ans ! ( Si l’hébreu courant s’est modernisé, l’hébreu biblique, le pur, demeure éternellement, car Dieu veille sur Sa Parole !)

– 1860-1878 : l’Alliance Israélite Universelle est créée à Paris, sous Gambetta. (En 1861  la société pour la colonisation de la Palestine s’établit à Londres) Le but de cette alliance est de pousser les juifs à rentrer dans leur pays où déjà quatre colonies juives sont établies. Netter obtient du Sultan des terres vierges pour un bail de 99 ans. Le premier village agricole moderne de Palestine est créé près de Jaffa : Pétah-Tikva (Porte de l’espérance)

-1880: première « aliyah » (ou montée, retour) des pionniers du mouvement « Amour de Sion », qui fondent quatre autres centres agricoles. C’est avec ces premiers immigrants, la plupart venus de Russie, de Pologne et de Hongrie, et grâce à la détermination et aux efforts de Ben Yéouda que l’hébreu est adopté comme langue commune nationale.

-1895 : un juif hongrois, Théodore Herzl, avocat et journaliste-écrivain, publie « L’Etat Juif », qui provoque un réveil parmi les juifs du monde entier. La persécution règne en Russie, et c’est l’époque de l’affaire Dreyfus en France.

-1897 : Herzl fonde le Mouvement Sioniste Mondial lors du premier congrès à Bâle. Une centaine de nations sont représentées, ayant pour but la création en Palestine d’un Foyer National Juif. Après avoir dépensé sa vie pour essayer de convaincre toutes les têtes couronnées de son temps, il meurt en 1904, sans avoir vu la réalisation de son rêve, mais l’Etat d’Israël sera proclamé 50 ans plus tard, comme il l’avait prédit à Bâle! (Pour plus de précisions voir l’article « Prophéties bibliques accomplies sous nos yeux »).

-1906 : vingt deux villages juifs ont été créés, D. Ben Gourion et Y. Ben Zvi éditent le premier périodique hébreu : « Ahdut » (L’Unité ») et l’année 1909 voit la première ville entièrement juive : Tel -Aviv (Colline du printemps)

-1911 : naissance du premier kibboutz prototype (village collectif agricole) à Dégania. Par l’intermédiaire du Fonds National Juif créé par Th. Herzl, des juifs du monde entier contribuent à l’achat de terres qui deviennent dès lors propriété inaliénable du peuple juif. 92% des terres appartiennent à la nation et sont louées aux kibbouitzim pour des périodes de 49 ans renouvelables.

-entre 1904 et 1914, cinquante mille juifs reviennent, ils sont 85 000 en Palestine à la veille de la première guerre mondiale, répartis dans une cinquantaine d’agglomérations.

-1915 : beaucoup de juifs se sont engagés dans l’armée britannique et combattent les Turcs sous le commandement du Général Allenby au Moyen-Orient. En 1917 les Turcs sont refoulés et les Anglais entrent à Jérusalem. C’est par la même porte de jaffa que 50 ans plus tard les Israéliens entreront pour libérer leur capitale des Jordaniens. La Palestine est un désert, toute dépourvue d’arbres et de productions, ainsi qu’il est écrit dans la prophétie d’Esaïe 10:19 : « Le reste des arbres de sa forêt pourra être compté, de sorte qu’un enfant en écrirait le nombre ».(Preuve évidente que les occupants du passé ne voyaient aucunement en elle leur patrie !)

1920 : L’empire Ottoman démantelé, la Société des Nations accorde à la Grande Bretagne le Mandat palestinien. Le territoire est divisé en deux : 80% deviendront l’Emirat de Transjordanie, et les 20% restant, représentent l’Israël actuel, plus la Judée- Samarie et la bande de Gaza, qui étaient normalement le territoire destiné aux juifs.

-La Grande Bretagne nomme comme Grand Mufti de Jérusalem un « islamiste avant la lettre », qui avait rejoint l’Allemagne Nazie, puis plus tard les frères musulmans. Il travaillait pour Radio Berlin et était l’un des artisans de « la solution finale » ( des plans des chambres à gaz furent retrouvés chez lui)

 

La Déclaration Balfour de 1917 , incluse dans l’acte du mandat pour la Palestine, voté par la SDN en avril 1920 au sommet de San Remo.

Elle devient le premier document historique qui reconnait aux juifs  les droits politiques de rétablir leur foyer national et leur indépendance en Palestine.

Elle rend responsable la puissance mandataire, c’est à dire la Grande Bretagne, de mettre à exécution « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple  juif, et de déployer tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine, ainsi qu’aux droits et au statut politique dont les juifs pourraient jouir dans tout autre pays. » (Notons que si depuis Israël laisse pleine liberté d’accès à tous les sanctuaires étrangers dans tout le pays, toutes les synagogues de l’ancienne Jérusalem ont été détruites par les Jordaniens, et les cimetières profanés, entre 1948 et 1967)

– 1922 :  Winston Churchill déclare : « Le développement d’un foyer national juif en Palestine ne consiste pas à imposer une nationalité juive aux habitants de la Palestine dans leur ensemble, mais désigne le développement en cours de la communauté juive existante, avec l’aide des juifs du monde, pour en faire un centre dans lequel le peuple juif pourra trouver de l’intérêt et d ela fierté, pour des motifs de religion et d race. Il est essentiel que les juifs sachent qu’ils sont en Palestine en vertu d’un droit et non d’une tolérance. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire que l’existence d’un foyer national juif en Palestine reçoive des garanties internationales et qu’il soit formellement reconnu qu’elles reposent sur un lien historique antique. »

« Avant la ratification du mandat, en 1921, Churchill ministre des colonies, attribue 90 650 km2 du territoire placé par la SDN sous mandat britannique, à la famille Saoud, et ainsi se crée un émirat arabe, la Transjordanie (devenu ensuite le Royaume de Jordanie). Les Britanniques prouvent leur mauvaise foi en s’écartant de l’objectif désigné par le texte du mandat qui leur avait été confié : établir un foyer pour les juifs en palestine. Ils imposent des restrictions sur les achats de terres par les juifs dans ce qui reste de la Palestine, contrevenant à la clause de l’article 6 qui stipulait que « l’Administration de la palestine… encourageait, en coopération avec l’Agence juive… l’établissement de juifs dans le pays, y compris sur des terres appartenant à l’Etat et sur des terres en friche. Dès 1949, les Britanniques, sur les 375 000 hectares de terre cultivable, avaient alloué 175 000 hectares aux Arabes, et seulement 8500 aux juifs. » (relevé dans un article de Claude Tencer, Israël Magazine 152)


 
 

Les événements couvrant la période de l’entre-deux guerres jusqu’à la proclamation de l’Etat d’Israël en 1948 sont résumés dans le premier paragraphe introduisant cet article.

Depuis, le pays a connu des attaques surprise terribles, des attentats ignobles, mais aussi des délivrances miraculeuses : la guerre des six jours en 1967, la guerre du Kippour en 1973, la guerre du Golfe en 1991, avec la délivrance le jour de Pourim, alors que l’intention première de Saddam Hussein était de détruire Israël ! (Voir le livre d’Esther dans la Bible) Le général en chef de l’armée d’Israël avait affirmé, avant le conflit, que le rapport des forces irakiennes et celles d’Israël était le même qu’à l’époque des Maccabées avec l’armée syrienne (fait extraordinaire, la Garde Nationale Républicaine Irakienne s’est effondrée le 13ème jour de ce même mois  des délivrances, le mois d’Adar, « le jour de Nicanor », général syrien au temps des Maccabées, en 161 avant J.C !)

 
 
 

Avertissements de Dieu pour toutes les nations de la terre :

« Nations, écoutez la Parole de l’Eternel… Celui qui a dispersé Israël le rassemblera, et Il le gardera comme le berger garde son troupeau. » (Jér. 31:10)

« Lorsque Je recueillerai la maison d’Israël du milieu des peuples où elle est disséminée… Ils habiteront sur leur territoire en sécurité, quand j’accomplirai des jugements contre tous ceux d’alentour qui les méprisent, et ils reconnaitront que Je suis l’Eternel, leur Dieu. » (Ez. 28:25-26)

 « Ne te réjouis pas au sujet des fils de Juda au jour de leur ruine… ne te tiens pas au carrefour pour exterminer ses rescapés au jour de la détresse ! Car le Jour de l’Eternel est proche pour toutes les nations; il te sera fait comme tu as fait ! » (Abdias 1:12-15)

 
 
 

Conslusion

Plus que jamais la menace est là, partout l’antisémitisme grandit, et les intentions des ennemis d’Israël sont clairement avouées à la face de tous : éradiquer Israël de la carte du monde ! Mais depuis les dernières décennies, un grand signe prophétique s’accomplit : le retour en masse des juifs du monde entier sur la terre d’Israël, avec la redécouverte des dix « tribus perdues » (Voir l’article « Prophéties bibliques accomplies sous nos yeux »).

Malgré les circonstances cruelles ou injustes de part et d’autre, la Parole de Dieu s’accomplit et tout converge vers un royaume de paix après lequel soupire  l’humanité entière, et que le Maître du monde instaurera bientôt. Certes, Israël tel que nous le voyons aujourd’hui n’est pas un exemple dans bien des domaines, mais il est le canal que Dieu a choisi, qu’Il sanctifiera, et par lequel la bénédiction  coulera pour le monde entier. Voici ce que Dieu dit de lui :

« Ce n’est pas parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l’Eternel s’est attaché à vous et qu’Il vous a choisis, car vous êtes le moindre de tous les peuples. Mais parce que l’Eternel a voulu tenir le serment qu’Il avait fait à vos pères… » (Deut. 7:7-8)

« Abraham (Père  d’Isaac, père de Jacob, père de la nation juive) deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre » (Genèse 18:18)

« Je vous rassemblerai du milieu des peuples où vous êtes disséminés dit l’Eternel, et je vous donnerai le territoire d’Israël… et ils en ôteront toutes les abominations » (Ez. 11:17-18)

« Les nations sauront que c’est à cause de ses fautes que la maison d’Israël a été déportée…Maintenant je ramènerai les captifs de Jacob… On reconnaitra que je suis l’Eternel leur Dieu…et je ne leur cacherai plus ma face » (Ez. 39:23-29)

 

Israël est le peuple qui nous a donné la Bible et le Sauveur de toute l’humanité, Jésus- Christ.  Si ce peuple a failli dans sa mission de témoin auprès des nations, Dieu lui a donné de nombreuses promesses de restauration, en faveur de tous les peuples de la terre (voir prophètes Esaïe, Jérémie, Zacharie, Ezéchiel, Joël…)  Jésus a dit : « Le salut vient des juifs » (Jean 4:22) L’apôtre Paul nous dit : « Dieu a-t-Il rejeté son peuple ? Certes NON ! … Si leur chute a été la richesse du monde, combien plus en sera-t-il de leur complet relèvement ?…Si leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde (en Jésus), que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts ? » (Rom. 11:1, 12 et 15)

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils Unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16)

« Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés… la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur les appellera » (Actes 2:38-39)

« Tournez-vous vers moi et soyez sauvés, vous, tous les confins de la terre ! Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre. » (Esaïe 45:22)

 
 
 

Texte de la proclamation de l'indépendance de l'Etat d'Israël

Texte de la proclamation de l’indépendance de l’Etat d’Israël, lu par le président Ben Gourion le 14 mai 1948 (le 5 Lyar 5708 du calendrier hébreu) devant les ministres réunis à Tel-Aviv

« Le pays d’ Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C’est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C’est là qu’il acquit son indépendance et créa une culture d’une portée à la fois nationale et universelle. C’est là qu’il écrivit la Bible et en fit don au monde.

Exilé de Terre Sainte, le peuple juif lui demeura fidèle tout au long de sa Dispersion, et il n’a jamais cessé de prier pour son retour, espérant toujours la restauration de sa liberté politique.

Mûs par ce lien historique et traditionnel, les juifs s’efforcèrent au long des siècles de revenir dans le pays de leurs ancêtres. Au cours de ces dernières décennies, ils rentrèrent en masse dans leur pays. Pionniers, immigrants clandestins, combattants, ils ont défriché les déserts, ressuscité la langue hébraïque, construit des villes et des villages et créé une communauté en pleine expansion, contrôlant sa vie économique et culturelle, recherchant la paix mais sachant aussi se défendre, apportant à tous les habitants du pays les bienfaits du progrès et aspirant à l’indépendance nationale.

En l’an 5657 (1897) le premier congrès sioniste, convoqué par le père spirituel de l’Etat juif, Théodore Herzl, proclama le droit du peuple juif à sa renaissance nationale sur le sol de sa patrie.

Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour, le 2 novembre 1917 et confirmé par le Mandat de la Société des Nations qui accordait la reconnaissance internationale aux liens historiques entre le peuple juif et le Pays d’Israël, et reconnaissant le droit du peuple juif de s’y créer un Foyer national.

La catastrophe nationale qui s’est abattue sur le peuple juif, le massacre de six millions de juifs en Europe, a montré l’urgence d’une solution au problème de ce peuple sans patrie par le rétablissement d’un Etat juif qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et referait du peuple juif un membre à part entière de la famille des Nations.

Les survivants des massacres nazis en Europe, ainsi que les juifs d’autres pays, ont cherché sans relâche, à immigrer en Palestine sans se laisser rebuter par les difficultés ou les dangers, et n’ont cessé de proclamer leur droit à une vie de dignité, de liberté et de labeur dans la patrie nationale.

Au cours de le seconde guerre mondiale, la communauté juive de ce pays a pris sa part de la lutte pour la liberté aux côtés des nations éprises de paix, afin d’abattre le fléau nazi et s’est acquis, par le sang de ses combattants comme par son effort de guerre, le droit de compter parmi les autres peuples qui fondèrent les Nations Unies.

Le 29 novembre 1947, L’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une résolution demandant la création d’un Etat juif en Palestine et invité les habitants de la Palestine à prendre les mesures nécessaires pour l’exécution de cette résolution. Cette reconnaissance par les Nations Unies du droit du peuple juif à créer son Etatest irrévocable.

C’est là le droit naturel du peuple juif d’être, comme toutes les autres nations, maître de son destin sur le sol de son propre Etat souverain.

En conséquence nous, membres du Conseil National représentant la communauté juive de Palestine et le Mouvement sioniste, nous nous sommes rassemblés ici, en ce jour où prend fin le Mandat britannique et en vertu du droit naturel et historique du peuple juif et conformément à la résolution de l’Assemblée Générale des Nations unies, nous proclamons la création d’un Etat juif en terre d’Israël qui portera le nom d’Etat d’Israël.

Nous déclarons que, dès l’expiration du Mandat, en cette veille de Sabbath, 6 Lyar 5708 (15 mai 1948) et jusqu’à l’installation des autorités régulières de l’Etat, dûment élues, conformément à la Constitution qui sera adoptée par l’Assemblée Constituante convoquée avant le 1er octobre 1948, le Conseil National remplira les fonctions de Directoire national, fera fonction de Gouvernement provisoire de l’Etat juif qui sera appelé « Israël ».

L’Etat d’Israël sera ouvert à l’immigration juive et aux juifs venant de tous les pays de leur Dispersion; il veillera au développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants. Il sera fondé sur la liberté, la justice et la paix selon l’idéal des prophètes d’Israël. Il assurera la plus complète égalité sociale et politique à tous ses habitants sans distinction de religion, de race ou de sexe; il garantira la liberté de culte, de conscience, de langue, d’éducation et de culture; il assurera la protection des Lieux Saints de toutes les religions et sera fidèle aux principes de la Charte de Nations Unies.

L’Etat d’Israël sera prêt à collaborer avec les agences spécialisées et les représentants des Nations Unies pour l’application de la résolution de l’Assemblée générale en date du 29 novembre 1947 et prendra toutes les mesures nécessaires pour réaliser l’union économique de l’ensemble de la Palestine.

Nous demandons aux Nations Unies d’aider le peuple juif à édifier son Etat et de recevoir l’Etat d’Israël dans la famille des nations.

Nous demandons- face à l’agression dont nous sommes l’objet depuis quelques mois- aux habitants arabes de l’Etat d’Israël, de préserver la paix, et de prendre leur part dans l’édification de l’Etat sur la base d’une égalité complète de droits et devoirs, et d’une juste représentation dans tous les organismes provisoires et permanents de l’Etat.

Nous tendons la main à tous les pays voisins et à leurs peuples, et nous leur offrons la paix et des relations de bon voisinage; nous les invitons à coopérer avec le peuple juif rétabli dans sa souveraineté nationale. L’Etat d’Israël est prêt à contribuer à l’effort commun de développement du Moyen-Orient tout entier.

Nous demandons au peuple juif dans sa Dispersion de se rassembler autout d’Israël, de les assister dans la tâche d’immigration et de reconstruction, et d’être à leurs côtés dans la grande lutte pour la réalisation du rêve des générations passées : la rédemption d’Israël.

Confiants en l’Eternel Tout Puissant, nous signons cette Déclaration en cette séance du Conseil Provisoire de l’Etat, sur le sol de la patrie dans la ville de Tel-Aviv, cette veille de Sabbath, 5 Lyar 5708, le 14 mai 1948.

Suivent les noms des 37 signataires de cette proclamation entrée dans les annales de l’histoire.


Nous recommandons vivement la lecture d'un livre

Nous recommandons vivement la lecture du livre « Je ne veux pas que vous ignoriez ce mystère » de JM. Thobois (Aux éditions Emeth, à la CLC), qui ne peut laisser indifférent. Nous citons la présentation écrite sur la couverture :

« Que se passe t-il en Israël et au Moyen-Orient ? Nombreux sont, même parmi les chrétiens évangéliques, ceux qui s’interrogent : L’Etat d’Israël actuel est-il bien l’accomplissement des prophéties bibliques ? Israël est-il encore le peuple de Dieu ? Quelle attitude faut-il avoir face au sionisme ? A L’antisionisme ?

Ce livre tente de répondre à ces questions. Il passe en revue l’histoire d’Israël des origines à nos jours, à la lumière des prophéties bibliques. Il offre ainsi des points de repère, tant chronologiques que bibliques, pour ceux qui veulent comprendre « le mystère d’Israël », duquel les chrétiens non juifs ne doivent pas être ignorants, selon Paul.

Ainsi, cet ouvrage se veut une initiation à ce « mystère » devenu insoluble pour beaucoup, à cause de la désinformation des médias et des journalistes qui, eux-mêmes ignorent souvent l’histoire complexe de cette région et bien entendu ce que la Bible affirme. »

Le pasteur J.M Thobois, issu d’une vieille famille huguenote du Poitou, a étudié la Bible à Londres, puis l’histoire d’Israël et l’archéologie biblique à l’université hébraïque de Jérusalem. Hébraïsant, il a participé à la traduction de « la Bible à la Colombe » ( Traduction qu’utilise La Bible Thompson). Depuis 1977, il publie la revue trimestrielle « Keren Israël », revue d’information sur Israël et l’accomplissement des prophéties bibliques. Il participe à de nombreux séminaires et conférences sur Israël et la prophétie, en France et à l’étranger.


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